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Libération des praticiens bulgares: Tripoli affirme être « trahi » par Sofia

28072007

TRIPOLI, 28 juil 2007 – La Libye a vivement critiqué samedi la grâce accordée aux infirmières et au médecin bulgares à leur retour à Sofia mardi, dénonçant une « trahison » et une « procédure illégale » des autorités bulgares.
« Les détenus devaient être remis dès leur arrivée à un établissement pénitencier et non pas libérés de manière illégale », a déclaré le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahman Chalgham, lors d’une conférence de presse à Tripoli.
Sofia « a violé les procédures légales en matière d’extradition, prévues par le droit international et par l’accord d’entraide judiciaire signé entre les deux pays » en 1984, a affirmé de son côté le Premier ministre Baghdadi Mahmoudi.
« Nous avons suivi la procédure légale, c’est la Bulgarie qui nous a trahis », a déclaré M. Mahmoudi.
Selon le Premier ministre, le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est beaucoup impliqué avec son épouse Cécilia dans le dénouement de cette affaire, a lui aussi exprimé son « mécontentement » face à la méthode avec laquelle avaient été libérés les six praticiens.

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M. Mahmoudi a ajouté que son pays avait remis un mémorandum à la Ligue arabe afin d’envisager une décision commune à l’encontre de Sofia lors d’une réunion des représentants de cette organisation au Caire, lundi.
Tripoli saisira aussi l’Union africaine et l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a-t-il ajouté.
M. Chalgham a en outre accusé les pays européens d’avoir fait bloc derrière des criminels (…) avant d’applaudir à leur libération » et d’avoir exercé une « forte pression » sur son pays.
Il s’est élevé aussi contre les organisations internationales des droits de l’Homme, qui, au lieu de critiquer la libération de ces criminels, ont eux aussi « applaudi et salué cette mesure ».
La libération des six praticiens avait été dénoncée par la Libye comme une « violation » de l’accord d’extradition liant les deux pays depuis 1984 et qui selon elle ne prévoit pas une telle mesure. Sofia avait rejeté ces protestations, affirmant qu’il n’y avait « aucun obstacle » juridique à la grâce.
Les familles des enfants contaminés avaient critiqué un « mépris du président bulgare à l’égard du droit international et du sang des enfants ».
Leur porte-parole, Idriss Lagha, également présent à la conférence de presse, a appelé le gouvernement libyen à saisir Interpol pour que les six praticiens soient de nouveau arrêtés et à rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie.
En vue d’obtenir l’extradition des six praticiens, la Commission européenne avait signé avec la Libye un mémorandum dans lequel elle s’engage à poursuivre l’aide médicale à ce pays et à renforcer ses liens avec Tripoli. Mais elle est restée ambiguë sur le remboursement à un fonds libyen des compensations versées aux familles des victimes (461 millions de dollars).
Nicolas Sarkozy avait assuré même que « ni l’Europe ni la France » n’avaient « versé la moindre contribution financière à la Libye » en échange de la libération des Bulgares.
Samedi, le Premier ministre libyen a affirmé que les compensations ont été payées par des pays européens, dont la Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque, ainsi que par le Qatar dont la « médiation » avait été saluée par la Libye, la France et la Commission européenne.
M. Mahmoudi a précisé que la France s’était engagée de son côté à fournir une aide en nature pour la réhabilitation de l’hôpital de Benghazi où avait lieu la contamination par le sida.
Détenus depuis 1999 en Libye, les praticiens bulgares, qui ont toujours clamé leur innocence, avaient été condamnés à mort en mai 2004, une peine confirmée à deux reprises avant d’être commuée le 17 juillet en prison à vie.
Cette commutation, intervenue après le paiement de fortes compensations aux familles des victimes, avait ouvert la voie à leur extradition.




Infirmières bulgares: les tractations avec Tripoli se prolongent

23072007

TRIPOLI, 23 juil 2007 – Les tractations pour trouver une issue à l’affaire des infirmières et du médecin bulgares accusés depuis huit ans d’avoir inoculé le sida à des enfants libyens se prolongeaient lundi soir, Sofia dénonçant de « nouvelles conditions inacceptables » de la part de Tripoli.
« La Libye ne contribue pas à la normalisation de ses relations avec l’Union européenne en posant de nouvelles conditions » qui sont « trop ambitieuses et certaines même inacceptables », a déclaré ministre bulgare des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfine à Bruxelles, où l’UE devait aborder le dossier.
M. Kalfine a refusé de donner des détails sur les demandes libyennes tandis qu’à Tripoli, le black-out règnait sur les pourparlers en cours entre des responsables du ministère libyen des Affaires étrangères, la Fondation Kadhafi qui a mené les négociations avec les familles et la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.
L’arrivée en Libye dimanche de cette dernière, ainsi que celle de l’épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, avait pourtant fait naître l’espoir d’un règlement rapide de l’affaire des cinq infirmières et du médecin d’origine palestinienne.
Leur condamnation à mort a été commuée la semaine dernière en peine de prison à vie, ouvrant la voie à leur extradition vers Sofia.
Selon une source diplomatique à Tripoli, la Libye a réclamé une « normalisation complète » de ses relations avec les pays de l’UE « dans tous les domaines » ainsi que des garanties pour le traitement des enfants libyens atteints du sida.
La Libye exige en prime « la réalisation de projets en Libye », dont une autoroute traversant son territoire de sa frontière avec la Tunisie (est) à celle avec l’Egypte (ouest).
Elle réclame également un chemin de fer reliant les ports libyens à des villes africaines, ainsi que la réhabilitation de ses sites archéologiques, a ajouté la même source sous couvert de l’anonymat, précisant que « les discussions étaient très difficiles ».
« Sauf développement de dernière minute, les négociations ont peu de chance d’aboutir », a ajouté la même source.
De son côté, Mme Sarkozy a rencontré à Tripoli la fille du dirigeant libyen Aïcha. Mme Sarkozy, dont la mission est plus humanitaire que diplomatique selon Paris, « devrait rentrer dans la soirée », selon une source diplomatique à Tripoli.
Le président français a multiplié pour sa part les consultations, s’entretenant trois fois avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, deux fois avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, et une fois avec le président bulgare Guéorgui Parvanov, selon son porte-parole.
Selon une source officielle libyenne, M. Sarkozy est attendu mercredi à Syrte pour des entretiens avec le colonel Kadhafi, une visite que la présidence française n’a pas confirmé.
Mme Sarkozy s’était déjà rendue en Libye le 12 juillet pour rendre visite aux infirmières accusées depuis 1999 d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés.
Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, ont toujours clamé leur innocence, affirmant que leurs aveux avaient été arrachés sous la torture.
Ils ont reçu le soutien de deux des chercheurs les plus éminents sur le virus, les spécialistes français Luc Montagnier et italien Vittorio Colizzi, pour qui la contamination résultait de mauvaises conditions d’hygiène.
A Paris, le collectif de familles des victimes françaises de l’attentat libyen de 1989 contre un avion DC-10 de la compagnie UTA, a demandé qu’on se montre « vigilant » afin que ce dossier ne fasse pas les frais des efforts pour la libération des infirmières bulgares.
En 1999, six Libyens, dont un beau-frère du colonel Mouammar Kadhafi, ont été condamnés à perpétuité par la justice française pour cet attentat, qui avait fait 170 morts, de dix-sept nationalités différentes, dont 54 Français, dans le désert du Ténéré (Niger).




Libye: les infirmières et le médecin bulgares attendent leur extradition

17072007

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TRIPOLI, 18 juil 2007 – Les infirmières et le médecin bulgares, délivrés par la justice libyenne de la menace d’une exécution mais toujours condamnés à la perpétuité pour avoir inoculé le virus du sida à des enfants, attendent désormais leur extradition, réclamée par Sofia dès mercredi.
Mais le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelrahman Chalgham, a averti que le dossier n’était pas clos et qu’il restait encore « une étape très importante: fournir des garanties pour le traitement des enfants » contaminés.
Il a renvoyé « la balle dans le camp de la Bulgarie et de l’Union européenne », ajoutant, sans autre précision, que des pourparlers auraient lieu pour « la mise en oeuvre des engagements européens ».
Détenus depuis huit ans, les condamnés ont échappé à la peine de mort, la sentence ayant été commuée mardi soir en peine de prison à vie par le Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes, plus haute instance judiciaire du pays.
Mercredi, un tribunal libyen a également relaxé les six praticiens dans une affaire connexe, selon une source judiciaire libyenne. Ils étaient accusés de « diffamation » par un officier de police.
Ces décisions pourraient permettre l’extradition en Bulgarie des condamnés pour qu’ils y purgent leur peine en vertu d’un accord bilatéral de 1984.
Le Conseil supérieur, qui dépend directement du ministre de la Justice, n’a cependant pas clarifié le sort immédiat des six condamnés.
Dans le cas d’une commutation, « le dossier sera automatiquement transmis au ministère (libyen) des Affaires étrangères », avait expliqué M. Chalgham la semaine dernière.
A Sofia, le parquet général a annoncé avoir engagé la procédure de demande d’extradition. « Les documents nécessaires partiront dès aujourd’hui vers la Libye », a indiqué le procureur général Boris Veltchev.
L’annulation de la peine de mort a été immédiatement saluée par les Etats-Unis, l’UE et la France dont le président Nicolas Sarkozy se rendra le 24 juillet à Tripoli, selon une source officielle libyenne. La présidence française n’avait pas confirmé mercredi soir la date de ce déplacement.
Le Premier ministre bulgare Serguei Stanichev a, de son côté, remercié l’UE « pour la résolution de ce cas dramatique ».
Le Conseil supérieur des instances judiciaires avait le pouvoir de modifier ou d’annuler le verdict de la Cour suprême qui avait confirmé le 11 juillet la condamnation à mort des six praticiens, accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés.
Auparavant, les familles des victimes, qui ont « reçu » des « dédommagements » d’un million de dollar par victime, avaient indiqué avoir renoncé à la peine capitale, selon leur porte-parole, Idriss Lagha.
Le nombre de victimes s’élèverait à près de 460, dont une vingtaine de mères ayant été contaminées par leurs enfants, selon ce porte-parole.
Selon une source de la Fondation Kadhafi, présidée par le fils du dirigeant libyen, Seif al-Islam, maître d’oeuvre des négociations avec les familles, les compensations financières ont été versées par le Fonds spécial d’aide de Benghazi, créé en 2005, et provenait de Libye, de l’UE et des Etats-Unis.
Marc Pierini, le président du conseil d’administration du Fonds spécial, qui est également l’envoyé spécial de la Commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner en Libye, a confirmé que les compensations provenaient de ce fonds, sans en détailler l’origine exacte.
Mme Ferrero-Waldner, qui a souligné le « souci de l’UE de consolider ses relations avec la Libye » dans un entretien téléphonique avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, cité par l’agence Jana, avait déclaré auparavant que l’argent des dédommagements était libyen.
Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj –un Palestinien qui a obtenu la nationalité bulgare en juin–ont toujours clamé leur innocence, affirmant que leurs aveux avaient été arrachés sous la torture.
Les accusés se sont engagés par écrit à ne pas poursuivre l’Etat pour leurs années passées dans les geôles libyennes.







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